I. Les Origines de La Bible

B. Les Supports de La Bible


1. Les Tablettes d’Argile

Elles datent de plusieurs siècles avant Abraham, c’est-à-dire de plus de 2000 ans avant Jésus-Christ. On incisait des signes sur l’argile tendre au moyen d’un poinçon ; une fois sèches, elles pouvaient se conserver indéfiniment. C’est ainsi que, lors de travaux archéologiques, plusieurs milliers de plaquettes ont été retrouvées. Progressivement, elles furent remplacées par le papyrus, matériau beaucoup plus pratique.

Tablettes d’argile
« Et toi, fils de l’homme, prends une brique, place-la devant toi, et tu y traceras une ville, Jérusalem.
Représente-la en état de siège, forme des retranchements, élève contre elle des terrasses, environne-la d’un camp… »
Ezéchiel Chapitre 4, Versets 1 et 2

2. Les Tables De Pierre

Carte babylonienne du monde
7ème siècle avant Jésus-Christ

Elles furent aussi un support considéré mais très peu utilisé. Les lettres y étaient gravées par une sorte de stylet appelé burin

« Lorsque vous aurez passé le Jourdain, pour entrer dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu dresseras de grandes pierres, et tu les enduiras de chaux. Tu écriras sur ces pierres toutes les paroles de cette loi… »
Deutéronome Chapitre 27, Versets 2 et 3

3. Le cuir

Connu depuis des siècles, il était préparé à partir de peaux d’animaux, traitées au tannin. Il a également servi de support pour les livres de La Bible, notamment pour celui d’Esaïe retrouvé dans les grottes de Qumrân, au bord de la Mer Morte. Ce rouleau a une longueur de 7,34 mètres et constitue le joyau du Musée du Livre à Jérusalem.

Rouleau de cuir fixé à 2 poignées de bois

4. Le Papyrus

C’est une sorte de roseau qui poussait autrefois dans des eaux peu profondes d’Egypte et de Syrie, notamment du Nil.
Il était traité de manière à pouvoir être utilisé comme matériel d’écriture.
On pense par ailleurs que le terme byblos dérive du terme grec biblos ou signifiant « plante de papyrus », « lettre » ou « écrit ».

Vase à huile utilisés à Byblos pour la préparation des papyrus

Les tiges de papyrus étaient dépouillées de leur écorce, découpées dans le sens de la longueur en bandes étroites avant d’être battues. On les disposait ensuite à angle droit en deux couches superposées et on les pressait.
Une fois sèche, la surface était polie avec une pierre ou un tout autre instrument. Puis on écrivait sur celui-ci avec une encre faite d’un mélange de charbon de bois ou de suie, de gomme et d’eau, et on utilisait une plume taillée dans un roseau. L’idée d’utiliser une plume d’oie semble être grecque et daterait du 3ème siècle avant Jésus-Christ.
Les feuilles de papyrus une fois écrites, étaient assemblées les unes aux autres en de longues bandes (généralement de 6 à 10 mètres.) et enroulées autour d’un bâton.
Le mot livre dans La Bible désigne ce type de rouleau. Un évangile nécessitait un rouleau de 10 ou 11 mètres.

Le papyrus a été utilisé du 3ème millénaire avant Jésus-Christ jusqu’au 7ème siècle après Jésus-Christ. Dès le 2ème siècle après Jésus-Christ, on commença à faire en Egypte des codices.

Le plus ancien codex connu contient les livres des Nombres et du Deutéronome. Du début du 3ème siècle après Jésus-Christ, on possède un codex des 4 Evangiles (ce qui permettait de les distinguer des autres livres sur la vie de Jésus à cette époque) et le livre des Actes des Apôtres. L’Histoire rapporte que lorsque l’Empereur romain Constantin se convertit au christianisme au 4ème siècle après Jésus-Christ, il offrit plusieurs codices de La Bible à l’Eglise.

Scribes écrivant sous la dictée sur des rouleaux de papyrus
1550 et 1075 avant Jésus-Christ.
Codex Papyrus
Évangile de Luc et Jean
moitié du 2ème siècle.
Codex Papyrus
Début de la lettre aux Hébreux
2ème siècle après Jésus-Christ.

5. Le Parchemin

Il tire son nom de sa ville d’origine, Pergame et apparaît au 2ème siècle après Jésus–Christ. Appelé aussi membrana parce que fabriqué à partir de peaux de bêtes (vache, antilope, chèvre et surtout mouton), il n’était pas tanné comme le cuir. On raclait les poils, on le blanchissait à la craie et on le polissait. Il était très apprécié parce que résistant, il était d’un emploi commode : en effet, il supportait l’écriture recto–verso et les ratures. De la même façon, on le reliait en codices. Il fut très utilisé pour les livres bibliques, et constitua le support classique du Moyen–Age.

Parchemin hébreu

6. Les autres supports

  • Le vélin

C’est une qualité supérieure de parchemin car fait à partir de peaux de jeunes bêtes. Parfois teint en pourpre, il était empreint de lettres d’or ou d’argent. Certains des plus précieux manuscrits de La Bible sont écrits sur vélin, surtout à partir du 13ème siècle.

  • Le papier

Inventé en Chine au début de l’ère chrétienne, il fut introduit en Europe au 8ème siècle. Mais il fallut attendre la découverte de l’imprimerie pour qu’il prenne l’ascendant sur le parchemin.

  • Autres supports

Le microfilm, le compact disc (CDRom)… sont actuellement des supports très faciles pour la maniabilité, le transport de La Bible et permettent une recherche abondante dans les textes bibliques.

La Parole de Dieu

Les années, les siècles et les millénaires passent. Les connaissances, les techniques, les langues progressent ou évoluent, mais la parole de Dieu reste le message fidèle de la révélation de la personne divine et est sans cesse mise à la disposition de l’être humain.

« Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite ; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. »
Josué Chapitre 1, Versets 7 et 8
Lecture complète • 15%

Retour en haut