II. Le texte de La Bible

B. Manuscrits et versions de La Bible


1. Manuscrits de l’Ancien Testament en hébreu

Le plus ancien manuscrit complet de l’Ancien Testament est le Codex Leningradensis, daté de 1008 après Jésus-Christ. Il se trouve à St-Pétersbourg et constitue toujours la base des éditions actuelles du texte original. En 1890, de nombreux fragments, totalement oubliés datant du 6ème au 8ème siècle de notre ère, ont été découverts dans la « Gheniza » d’une synagogue du Caire.
Et depuis 1947, la découverte des manuscrits du désert de Juda (Qumrân, Wadi Murabba’at, Massada, Engeddi) offre un outil considérable pour la reconstitution du texte biblique.

2. Manuscrits du Nouveau Testament en grec

Le plus ancien fragment que l’on connaît est le P52, datant de l’an 125 de notre ère, qui est le papyrus John Ryland contenant des parties du texte de l’Evangile selon Jean.
Du fait de la fragilité du support, aucun de ces précieux manuscrits sur papyrus ne contient le Nouveau Testament en entier. La moitié du Nouveau Testament est attestée sur papyrus.
Les manuscrits les plus connus du Nouveau Testament sont les 274 documents écrits en lettres onciales. Ces parchemins ont tous été réalisés entre le 9ème et le 10ème siècle.
Si l’on additionnait l’ensemble des documents bibliques dont disposent les chercheurs pour reconstituer le texte biblique, on pourrait avancer un chiffre voisin de 20 000.

3. Les trois plus célèbres codices

  • Le Codex Vatinacus conservé à la bibliothèque vaticane à Rome. C’est un manuscrit de vélin en écriture grecque onciale daté du IVe siècle. Il reprend une grande partie de l’Ancien et du Nouveau Testament. Peut-être écrit en Égypte dans le cercle d’Athanase d’Alexandrie, peut-être un des 50 exemplaires de La Bible commandés par l’Empereur Constantin Ier à Eusèbe de Césarée, on ne connaît pas son origine exacte.

  • Le Codex Sinaïticus datant du 4ème siècle, déposé au British Museum de Londres. Il s’agit d’une Bible assez complète, découverte en 1844 par le critique textuel, allemand, Constantin Von Tischendorf lors des séjours qu’il fit au monastère Sainte Catherine dans la péninsule du Sinaï. C’est le seul manuscrit en lettres onciales qui renferme le Nouveau Testament, tout entier. Ecrit sur du vélin, l’excellente qualité de l’encre et des feuilles de parchemin ont permis sa conservation. On pense qu’il fut écrit dans une des grandes cités du monde gréco-romain : Alexandrie, Constantinople ou Césarée en Palestine.

  • Le Codex Alexandrinus datant du 5ème siècle qui contient le texte Biblique presque complet. Il tire son nom de la ville d’Alexandrie où l’on suppose qu’il fut rédigé.

Le texte biblique est aussi attesté par les grandes versions.

  • En latin (2ème au 4ème siècle), la Vulgate (4ème siècle).

  • En syriaque (2ème au 7ème siècle)

  • En copte de Haute et de Basse Egypte (3ème au 6ème siècle).

  • En gothique (4ème siècle)

  • En arménien (5ème siècle).

  • En éthiopien (6ème siècle).

  • En géorgien (5ème siècle).

Aucune variante de texte ne met en doute la véracité du message de Dieu dans le Nouveau Testament.

Codex Vaticanus
Passage Marc chapitre 16 versets 6 à 8, fin de l’Évangile de Marc
Le codex Sinaïticus
Codex Alexandrinus. Extrait de l’Évangile de Luc
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