II. Le texte de La Bible

C. La découverte sensationnelle de Qumrân


Au printemps 1947, deux jeunes bédouins gardaient leurs troupeaux de chèvres près d’Aïn Qumrân qui se trouve à proximité de la mer Morte dans une région tourmentée à 397 mètres sous le niveau de la mer.
Une chèvre s’égara et les deux adolescents la cherchèrent dans ce chaos.
Nonchalamment, ils jetèrent une pierre dans une des grottes de la région.
Au bruit d’un son métallique, ils furent intrigués et s’avancèrent dans la grotte.
Ils y trouvèrent des jarres contenant des rouleaux de cuir gravés de signes étranges.
Ils ramenèrent cette découverte vers Bethléem et la vendirent à un cordonnier antiquaire pour quelques pièces de monnaie.
Cette découverte fut connue d’un public plus large et, sur le conseil d’un ecclésiastique, l’antiquaire transmit les jarres et leur contenu au professeur Susenik de l’université Hébraïque de Jérusalem.
Le professeur décida alors de faire examiner les rouleaux de parchemin par l’institut américain de recherches orientales qui se trouve dans la vieille ville de Jérusalem.
Les 180 grottes de la région furent explorées et des bibliothèques furent trouvées dans 15 grottes contenant des centaines de textes représentant l’Ancien Testament et des milliers de fragments littéraires

« Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Prends ces écrits, ce contrat d’acquisition, celui qui est cacheté et celui qui est ouvert, et mets-les dans un vase de terre, afin qu’ils se conservent longtemps. »
Le livre du prophète Jérémie Chapitre 32, verset 14

Chose extraordinaire, le 14 mai 1948, Ben Gourion proclamait la souveraineté de l’Etat d’Israël et, la même semaine, le professeur Susenik avait en mains les manuscrits qui avaient été cachés 19 siècles auparavant. Le Peuple du Livre de Dieu reprenait sa terre et le Livre de Dieu était redécouvert.

La découverte majeure de Qumrân est sans aucun doute le rouleau d’Esaïe, devenu mondialement célèbre.
C’est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d’un livre biblique. Le texte est écrit avec beaucoup de soin en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues bout à bout, d’une longueur totale d’environ 7,30 mètres.
Il a été confectionné au 2ème siècle avant Jésus-Christ et il est exposé au sanctuaire du livre à Jérusalem.

BETHLEEM : ce mot veut dire « Maison du pain ». C’est là qu’eut lieu la naissance du Sauveur et c’est de là qu’est partie la grande aventure de la découverte des manuscrits.
Ces découvertes sont là pour confirmer l’exactitude du texte sacré et apportent la preuve que les siècles peuvent passer, les copistes peuvent se succéder, mais Dieu veille sur Sa Parole, toujours la même.

« Et l’Eternel me dit : Tu as bien vu ; car je veille sur ma parole, pour l’exécuter. »
Jérémie Chapitre 1, verset 12

Les manuscrits de la mer Morte ont été rédigés entre le troisième et le premier siècle avant Jésus-Christ.

JÉSUS a dit…

« Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber. »
Luc Chapitre 16, verset 17
« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »
Matthieu Chapitre 24, verset 35

Le rouleau du prophète Esaïe fait sensation ! Au siècle dit « des lumières » beaucoup de critiques bibliques considéraient que le chapitre 53 d’Esaïe aurait été l’ajout d’un chrétien.
A Qumrân, un rouleau du prophète Esaïe, sa totalité, faisait partie de la découverte. Le chapitre 53 y était.
La datation estimant ce rouleau à, au moins 100 ans avant Jésus-Christ, les fondements de cette critique s’écroulèrent.

« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée. Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris… »
Ésaïe Chapitre 53
L’une des grottes dans la falaise à Qumrân
Intérieur de la grotte
Fac-similé du rouleau d’Ésaïe
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